Amélie BARBEY

38 ans

Je suis née à Caen. J’en suis partie à 20 ans, mes études m’ont ensuite conduite à La Réunion pendant 3 ans et j’ai fait un séjour aux Comores. Je travaillais sur les écoles coraniques. Quand il a fallu m’inscrire en thèse, on m’a conseillé de retourner en métropole et j’ai trouvé un directeur à Aix-en-Provence. Arrivée dans la région, je me suis retrouvée face à une violence sociale à laquelle je n’étais pas préparée.

J’ai cherché un lieu qui pourrait m’accueillir sur la ligne de train entre Aix et Marseille et, arrivée à Gardanne, j’ai tout de suite su que c’était cette ville qui me protégerait de cette insupportable violence.

Mon enfance a été bercée par le combat anti-nucléaire. Aujourd’hui, je n’ai toujours pas les compétences scientifiques qui me permettraient d’en juger les dangers mais je me souviens des mensonges d’Etat qui ont entouré cette industrie et je ne les oublie pas. J’ai voulu comprendre le racisme et je me suis investie dans des recherches sur l’histoire et la sociologie des migrations. J’ai voulu comprendre les manifestations anti-avortement que je voyais durant ma jeunesse et je me suis documentée sur le contrôle de la sexualité féminine. Parfois, je me dis qu’à force d’avoir voulu comprendre, j’en ai oublié de militer.

J’avais une certaine reconnaissance pour la politique qui était menée à Gardanne et j’avais tout de même été gênée de voter pour quelqu’un qui était déjà maire de la ville avant que je sois née. Alors, j’ai cherché à qui je devais apporter mon suffrage.

J’ai contacté le collectif et j’y ai été reçue, pour un entretien en petit comité. J’ai apprécié ce moment et on m’a envoyé la charte.

Quelques mots me dérangeaient, quelques aspects, quelques tournures ne me satisfaisaient pas, j’en ai fait part et j’ai été tout de suite écoutée. J’aime l’idée d’un travail à plusieurs mais je sais que le pouvoir doit être incarné en la personne de la tête de liste. Je ne connaissais pas Claude Jorda autrement que par ses mandats. Alors, j’ai observé, je crois que le pouvoir corrompt facilement et j’ai cherché toutes les traces possibles de cynisme chez lui, je n’en ai pas trouvé. Je ne veux pas non plus être représentée par un naïf et j’ai, là aussi, pu trouver une intelligence dans la gestion du groupe qui me laisse entendre qu’on sera bien dirigés.

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