39 ans

Je suis née en 1981 en Tunisie, dans un village rocheux entouré de plaines arides et divisé par des routes sinueuses et brûlées par un soleil ardent. Rapidement je suis séparée de ma mère qui doit partir pour la France afin d’obtenir un titre de séjour. Pour des raisons administratives, je ne peux pas l’accompagner.

Je ne m’envolerai vers la France à mon tour que 3 mois plus tard. C’est donc dans cette ville répondant au doux nom de Gardanne que mon périple s’arrête. C’est ici que j’ai fait mes premiers pas… où j’ai dit mes premiers mots où j’ai grandi en toute simplicité… Si mes parents se sont retrouvés dans cette ville minière c’est parce que mon père avait visité un appartement à Marseille et que l’apparence misérable du quartier lui fit prendre la fuite. Il se décida pour une ville plus petite mais plus paisible et où il ferait bon vivre. C’est ainsi que nos valises en cartons se sont posées au N° 15 rue de L’Accord dans la vieille ville de Gardanne.

Du haut de mes 9 ans, c’est à la Bibliothèque Municipale qui se trouvait alors avenue Léo Lagrange, que j’ai dévoré mon premier roman en seulement quelques heures. C’est à la piscine de Gardanne que j’ai appris à nager et c’est dans cette même piscine que j’ai connu mes premiers émois, les prémices d’un amour qui ne se démentira jamais … Mais ne vous méprenez pas je parle des frites de la buvette !

De la maternelle Beausoleil, en passant par l’école Jacques Prévert jusqu’au Collège Gabriel Péri… La plus grande partie de ma scolarité s’est déroulée à Gardanne. Dans chaque ruelle, sur chaque banc je retrouve des souvenirs.

Comme tous les jeunes de ma génération je franchis moi aussi les portes de « L’OMJ», ce havre de paix où nous pouvions laisser libre cours à notre imagination, nos projets ou nos envies d’ailleurs. C’est là bas que l’on nous a proposé de passer le BAFA. J’ai alors débuté ma carrière dans l’animation au sein du CLSH et du « service jeunesse » de 1998 à 2004. C’est à travers ces expériences que je me suis réellement découverte.

En 1999, le terrorisme fait rage en Algérie. Je suis alors âgée de 18 ans et je suis touchée par la violence dont les femmes sont les principales victimes. Avec ma meilleure amie nous avons alors une idée pour montrer notre soutien à ces femmes. Notre première soirée caritative se déroulera à la Maison du Peuple de Gardanne en présence de nombreuses personnalités de la commune : élus, chefs d’entreprise, intervenants sociaux. Je me retrouve pour la première fois sur le devant de la scène où l’on me demande de prendre la parole. Rapidement je comprends que quand je parle avec mon cœur mes mots ne titubent pas et atteignent toujours leurs cibles. Je n’oublierai jamais l’émotion que j’ai pu voir dans le regard des gens et la fierté dans celui de ma mère, elle qui depuis des années se confrontait à la barrière de la langue et moi sa fille la maniant avec aisance et à propos devant un auditoire attentif et admiratif… Ironie de la vie dans doute !

Je suis Gardannaise ayant grandi à une époque où les jeunes étaient acteurs de leur ville, nous étions entendus, on nous donnait des moyens, du matériel, des locaux. Les idées fusaient de nos esprits fertiles et notre ville nous encourageait et nous aidait à les améliorer et les mettre à exécution.

Cette expérience et beaucoup d’autres forgeront ma personnalité en mettant l’accent sur ma philanthropie et ce besoin presque viscéral d’être utile aux autres. Ce trait de caractère influera sur mes choix professionnels et guidera mes pas vers des emplois dans le secteur social parfois par le plus grand des hasards. De 2007 à 2019 tous les emplois que j’ai occupés étaient des postes dans le secteur social, plus précisément le handicap.

Ce sont toutes ces raisons qui ont fait que mon choix se porte aujourd’hui sur Claude Jorda, sur le collectif citoyen et leurs idées en adéquation avec mes attentes et mes espoirs pour ma ville.

C’est cette nostalgie du Gardanne d’antan qui me laisse entrevoir en Monsieur Claude Jorda le candidat idéal.

Gardanne a besoin d’un homme ayant des valeurs nobles, qui la connait de l’intérieur qui est conscient de ces failles, de ses faiblesses mais surtout de son potentiel ! Un maire qui saura la diriger d’une main de fer sans brusquer ou malmener ses citoyens qui ne croient plus aux promesses emballées dans des prospectus foulés aux pieds des passants. Je suis convaincue que M. Jorda saura mener notre ville d’une main de fer mais surtout avec du cœur cette qualité si rare de nos jours !


Que nous soyons natifs de Gardanne où issus des quatre coins du monde nous souhaitons la même chose, que chacun d’entre nous se sente compris. Que nos voix comptent chaque jour et pas seulement en période électorale. Nous voulons et espérons qu’en dehors des isoloirs nos espoirs et nos attentes ne finissent pas au fond des urnes de l’oubli.

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