38 ans

Si on devait me définir, ce qui bien sûr, est humainement impossible, je ne retiendrai qu’une seule chose : Je suis une fille de la culture ouvrière gardannaise.

Mes grands-parents paternels sont en effet de souche polonaise. Mon grand père, Jean Gora, était à la fois mineur et compositeur. En Pologne certaines de ses œuvres continuent à être régulièrement jouées. Il est d’ailleurs, à Gardanne, le fondateur de l’école de musique. Son objectif était simple : faire en sorte que les filles et les fils des catégories populaires puissent avoir accès à l’enseignement musical.

A ses yeux, la démocratisation de la musique, y compris celle du répertoire classique, n’avait rien à voir avec une quelconque vulgarisation. En ce sens, il concevait l’art autour de deux maîtres mots : excellence et exigence ! Moi-même, je tente de mettre en pratique ces beaux préceptes.

Je veux pour ma ville une politique publique qui soit à la hauteur de ces critères. Voilà pourquoi, j’y reviendrai, je soutiens Claude Jorda et le Collectif Citoyen.

Mes grands-parents maternels, Isabelle et Raoul Tric, sont eux aussi des gardannais. Ma grand-mère est d’origine andalouse. Je suis ainsi au confluent de la culture polonaise et espagnole. L’Andalousie est profondément ancrée dans mon cœur. J’aime sa culture métissée. Son esprit de liberté. La beauté de ses paysages.

Mon grand père, Raoul, bientôt 91 ans, ancien mineur, est militant communiste depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Il a été de tous les combats : pour la défense du progrès social, contre le colonialisme, le racisme et l’antisémitisme. Il m’a transmis son sens aigu de la justice, sa fermeté républicaine, son amour de la fraternité. Je ne suis pas communiste, mais je respecte l’histoire de ce parti.

Pour moi, Gardanne, c’est donc cela. Des valeurs fortes de travail, de persévérance, de dévouement et de courage. L’âme de cette ville est la mienne. Je me sens ici, chez moi, et je suis émue aux larmes lorsque mon fils de 6 ans, appelle son arrière grand mère du nom de « Babcia ». Cela signifie Mamie en polonais. Tout Gardanne est là : Il s’agit d’un alliage et d’un métal fort ! Nous sommes amoureux de notre ville et de nos racines.

Quant à moi, à l’instar de mon père, Christian Gora, qui a passé sa vie professionnelle au service des Gardannaises et des Gardannais, je suis profondément engagée dans le tissu social de ma ville.

J’ai enseigné les Lettres dans les collèges et lycées de Gardanne. Je fus moi-même scolarisée dans ces établissements. Je dois ici avouer combien mon émotion fut grande. Retourner dans les classes où j’ai usé mes stylos m’a procuré des frissons de bonheur.

J’ai par ailleurs pu œuvrer auprès des populations les plus fragiles de notre ville. J’ai délivré des cours d’expression communication auprès des bénéficiaires du RSA mais aussi des cours de français pour les migrants.

Loin des clichés racistes et des délires complotistes, je connais parfaitement les drames et les déchirures de ces populations. Je suis une femme de terrain. Je sais que nous devons accompagner, former et écouter celles et ceux que la vie n’a pas épargnés.

Je constate alors que parmi ces personnes que j’appelle les exposé-e-s, les femmes sont sur-représentées. Voilà pourquoi entre autres, je me bats avec le Collectif Citoyen Gardanne Biver et Claude Jorda.

La lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes est un axe majeur de notre projet.

A ce titre, une délégation spécifiquement dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes et contre toutes les discriminations sera mise en place dès notre élection !

Mon engagement comme formatrice, auto-entrepreneuse et citoyenne a un sens : celui de la reconnaissance et de la dignité pour tous. Je crois profondément que Claude Jorda et le Collectif Citoyen Gardanne Biver partage cette vision du monde.

Le Gardanne de demain sera féministe et solidaire ! 

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