Denise PAURIOL

92 ans

Je suis née près de Mérindole, dans le Vaucluse. Je suis arrivée avec mon mari à Gardanne en 1958, il a travaillé comme mécanicien à Péchiney et ensuite à la cimenterie Lafarge.

Je suis la présidente de l’association des anciens déportés et internés. Mon mari, Charles, a été déporté à Dachau et Matthausen. Il a été arrêté en région parisienne. Il avait été muté là-bas suite à une grève qu’il avait faite quand il travaillait à Marignane. Son frère avait été arrêté aussi et fusillé au Mont Valérien. Mon mari a été libéré en 1945, c’est à ce moment-là que je l’ai rencontré, dans un bal. C’était la libération, il y avait beaucoup de fêtes, de bals.

Charles est devenu président de l’association des déportés, internés, résistants et patriotes des Bouches-du-Rhône en 1963, à sa création.

L’objectif, c’était de maintenir la mémoire de ce que fut la déportation et la résistance.

On fait des visites dans des collèges et des lycées. Il y a eu 14 personnes qui ont été déportées sur Gardanne et les environs. Au niveau politique, j’ai la carte du PCF depuis 1945. Toute ma famille a toujours été au PCF. J’ai été sur une liste pour les municipales dans mon village en 1951, j’avais 22 ans mais on n’a pas été élus. A Gardanne, j’ai été au conseil municipal de 1989 à 2001.

Je soutiens Claude pour ses idées. C’est vraiment quelqu’un sur qui on peut compter. C’est un homme sincère et droit qui aime bien s’occuper des jeunes. Je trouve aussi que le collectif propose une liste cohérente : on sait à qui on a affaire.

Il y en a qui disent qu’ils sont sans étiquette mais c’est surtout que leur étiquette, elle a pas de colle. Ca va à droite, à gauche, ça se pose là où ça rapporte. Moi, mon étiquette, elle est collée depuis 1945.

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